La FINMA aurait découvert de «nombreuses faiblesses» et une «appétence au risque très élevée» en matière de blanchiment au sein de la banque genevoise Reyl, éclaboussant au passage l'ex-conseillère fédérale Ruth Metzler qui a siégé pendant des années à son conseil d'administration, ont récemment rapporté les journaux du groupe Tamedia.
Selon des documents issus d'enquêtes du régulateur financier suisse obtenus par un collectif international de journalistes, l'établissement bancaire aurait accueilli des millions liés à la mafia, à des Russes politiquement exposés et à des autocrates d'Asie centrale.
Suite à la publication de cette enquête, les journalistes d'IrpiMedia, de l'OCCRP, de Paper Trail Media et du Monde regrettent néanmoins les conséquences de l'article 47 de la Loi sur les banques, qui les expose à trois ans de prison pour violation du secret bancaire pour publication d'articles basés sur des leaks bancaires. Ce qui fait que plusieurs d'entre eux évitent désormais de se rendre en Suisse. «L'article 47 ne protège pas seulement le secret bancaire, il criminalise le journalisme».
Par le biais du cabinet d'avocats Schellenberg Wittmer, la banque Reyl affirme avoir porté plainte sur la base de l'article 47, suite à la publication de cette enquête.